Qui sommes-nous ?

Nous sommes sa famille, ses enfants et petits-enfants. Nous avons grandi au milieu de ses tableaux et souhaitions lui rendre hommage, en publiant ainsi quelques unes de ses toiles.

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Rozenn, sa fille

Je revois mon père installé, par une belle journée d’été, au fond du jardin, entre les vieux pommiers et le hangar où il entassait son matériel. Il avait posé une toile directement sur l’herbe et déplaçait, d’un mouvement régulier, la boite de peinture dont il avait troué le fond et d’où s’écoulait un liquide rouge. Je le regardais, admirative et fascinée, tout en pensant que, vraiment, être peintre, c’était un métier facile que je pourrais exercer plus tard. J’avais 5 ans.

Plus tard, il m’a emmenée à Venise, à Florence, villes qui lui étaient chères pour leurs palais et leurs musées, où nous ne regardions que quelques œuvres, mais restions longtemps à les contempler.

Et aujourd’hui, je ne passe jamais devant la Pieta d’Avignon sans une pensée émue et reconnaissante pour mon père qui considérait cette œuvre comme l’une des plus belles du Louvre.

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Fabien, son fils

Une des choses essentielles pour mon père était très certainement son jardin. Il me disait souvent qu’il aurait aimé grandir au beau milieu des arbres, alors qu’il n’avait eu que le bitume des trottoirs parisiens comme terrain de jeu.

La nature est devenue, avec le temps, une des sources d’inspiration les plus directes et les plus constantes de sa peinture et de ses desseins. Et de fait, il m’a élevé dans ce jardin méditerranéen. C’est là qu’il a éduqué, patiemment, mon œil à observer le monde environnant ainsi que les œuvres d’art.

Mon père a été le maître de cette faculté précieuse, et je la porte toujours avec bonheur en moi.

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Emmanuel, son petit-fils

J’ai assez peu connu mon grand-père que je ne voyais qu’une seule fois par an, durant les vacances d’été. Je me souviens très bien en revanche de m’amuser à dessiner auprès de lui, d’essayer de reproduire ses arbres au pastel, assis au rez-de-chaussée à la grande table de son atelier, face à la baie vitrée donnant sur le parterre d’oliviers et dans le fond les pentes des Préalpes de Castellane.

Puis surtout j’ai grandi entouré de ses tableaux, accrochés partout aux murs chez mes parents, y compris de ma chambre ! Toutes ces années passées à m’imprégner ainsi de ses peintures me permettent aujourd’hui d’apprécier chaque jour un peu plus le talent de mon grand-père.

Et c’est avec plaisir et fierté que nous lui rendons hommage avec ce site, en espérant que son oeuvre vous plaise aussi.

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Loïc, son petit-fils

Grand-papa m’a dit « c’est la petite poule rousse qui a dit qu’il allait pleuvoir ».